Entre Mantes‑la‑Ville et Magnanville, le Bois des Enfers est un espace sauvage mais marqué par l’homme. Le sol est jonché de bois coupé, les restes de feux de camp sauvages témoignent de passages récents, et au détour d’un sentier, une perruche morte rappelle que même ici la vie est fragile.
Depuis le haut du bois, les tours de l’ancienne usine électrique de Porcheville percent l’horizon, spectres industriels qui contrastent avec le chaos végétal et les sentiers tortueux. La forêt n’est ni un refuge immaculé, ni un lieu romantique : c’est un endroit où la nature survit malgré les traces humaines, où le sauvage et le domestiqué se confrontent sans concession.